Dimanche 7 novembre 2010 7 07 /11 /Nov /2010 02:36

Dans le monde Camelot, où la quête du Graal est tout, un homme a trouvé le moyen de s'élever et dominer le monde sans passer par les armes. Allirion a pris le contrôle d'un tier du monde en usant de divers monopoles économiques. Puis par quelques astuces, il s'est intéresé à la politique avec succès. Mais le Roy ne le voyait pas d'un bon oeil, et il fut banni et éxilé. Aujourd'hui le Roy est mort, un nouveau  a pris sa place. Qu'adviendra-t-il d'Allirion, autrefois vif chevalier?

 

 

L’âge se faisait ressentir. Sur tout le monde le poids des années finissait par gagner. Mais bien qu’encore jeune, Allirion le sentait chaque jour un peu plus.

L’homme regarda dans le miroir. Il n’avait pas la même prestance qu’autrefois, et ses habits mêmes semblaient élimés malgré tout le soin qu’il leur apportait. Le costume était impeccable et pourtant quelque chose manquait. Indéniablement, quelque chose avait disparu.

Avec un soupir las le chevalier, ou ce qu’il en restait, se laissa choir sur son fauteuil. Le velour qui le tapissait ainsi que les rainures d’or sur le dossier trahissaient l’opulence qui avait été la sienne. Fini tout cela, il fallait aujourd’hui se rendre à l’évidence. Le mot richesse n’était plus qu’un vague souvenir. Pourtant rien n’obligeait le résidu de marchand à sortir de sa retraite paisible : dans ses réserves gisaient suffisamment de lingots de toutes sortes pour mener un train de vie des plus confortables pendant bien des décennies encore. Malheureusement, ce n’était pas là là trace recherchée d’une vie réussie.

Ses doigts gras triturèrent sa fidèle canne à pommeau d’argent, reste de son empire, de son monopole. Pour lui elle symbolisait l’apogée de sa gloire. Il y avait réfléchi longtemps, elle avait été plus que l’instrument de son déclin. L’apparition de cet objet avait transformé le actif et entrepreneur jeune en en vieillard sénil, sur de lui, arrogant. Aujourd’hui il devait bien se rendre à l’évidence : il avait laissé passé sa chance, le jeu s’était terminé avant qu’il n’y participe.

Pourtant dans les mémoires on se souvient encore de Allirion. Allirion, l’homme le plus riche de Camelot. Celui qui parti de peu s’était élevé au sein d’un tourbillon commercial, s’était enrichi pendant la crise qui touchait Albion avant de, fier de sa force nouvelle soutenir cette économie chancelante, nourrir le peuple. Un beau geste. Du moins dans les rapports officiel.

Dans l’esprit du marchand, la chose s’était déroulée différemment. Il tenait enfin sa vengeance contre un monde qui l’avait mis à l’écart. Peu importait les moyens. A l’époque, il était ambitieux. Coute de coute, il s’était donné ce dont il avait besoin pour tenir dans le creux de paume tout ce monde qu’il haïssait et dont il faisait part.

 

Le Roi était parti. La débâcle, l’économie au bord du gouffre. Plus d’organisation. La situation était rêvée. Allirion fut Maire.

 

L’homme sourit alors qu’il se remémorait cette période. Il recherchait encore parmi les jeunes gens d’Albion lequel serait prêt à s’élever contre le Roi. Il les testait. Allait à chaque fois plus loin dans l’audace de ses actes, testant les limites.

Tout était prêt le projet était en place. Il allait détrôner Camus. Camus, l’homme qui tuait des dragons. Mais ça il ne le saurait que plus tard. L’académie allait passer sous son contrôle direct. Plus que la dépendance économique le système allait dépendre de lui jusque dans ses plus petits recoins.

 

Et personne n’y voyait rien. Il était acclamé, loué.

 

 

Allirion se leva de son fauteuil ouvrit sa porte et descendit l’escalier. Il ne lui fallut que quelques secondes pour se retrouver dehors, où son cochet l’attendait. Les chevaux mirent en branle la voiture.

 

La suite ne valait pas la peine d’être racontée. Allirion s’était fait faire sa lourde canne signe extérieur de son immense richesse. Camus était revenu, glorifié pour son succès contre les dragons. Et soudain le poids économique d’Allirion fut balayé par cette force inimaginable. Paniqué les choses se précipitèrent. Les chevaliers remotivés par leur Roi se libérèrent du joug économique du Marchand-Maire. Les critiques commencèrent à fuser. Les jeunes. Toujours les jeunes, les premiers à se révolter, les premiers à mâter. L’homme devenait gras, jouissait sans complexe de sa richesse. D’homme audacieux et mystérieux il s’était transformé en avare fier de sa réussite, imbus de lui-même, non pas qu’il ne l’était pas dans sa plus tendre jeunesse, mais que pour la première fois il laissait fleurir à la face du monde l’immondice de ses pensées. Il était tellement sûr tellement sûr que dans la position il était intouchable.

 

Il restait encore le Roi, et malgré ses efforts il ne pouvait rien faire. Il eut un pincement amer quand il se rappela que jamais il ne saurait si Camus savait qu’il était sur le point de perdre sa place. Mais officiellement il n’avait pu qu’obéir. Aurait-il du agir ? Il en avait eu la possibilité. Bien des fois, mais jamais il ne s’était lancé. Dans sa tête tout était justifié. Tout était calculé, il n’avait qu’à rager en silence, pourtant au fond de son cœur seul le mot lâcheté résistait à son tourment.

 

Il descendit  les deux marches pour se retrouver à terre, les bâtiments officiels devant lui, une ville qu’il ne connaissait plus derrière.

 

Il avait été dépassé. Son plan était infaillible et il avait été anéanti par la force d’un homme. Et le Maire s’était retrouvé en exil loin de ses biens.

 

Et Albion s’était effondrée. Petite touche d’espoir.

 

 

L’homme était maintenant petit et gras. Le visage agressif, meurtri par la rancune. Peut-être aujourd’hui sa chance était-elle arrivée.

Il était convoqué chez le nouveau Roy.

 

Sa vie n’avait été qu’échec. Que refus au moment de porter le coup de grâce. Mais peut-être lui restait-il le temps d’accomplir quelque chose.

 

 

 

Et la voix de la rancune au fond de lui d’ajouter : ou de tout détruire.

Par Allirion
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Mercredi 3 novembre 2010 3 03 /11 /Nov /2010 20:30

Dans un monde où se côtoient elfes, nains, géants et autres créatures, une petite et méchante créature tente d'entrer dans la prestigieuse faction: Les Sentinelles, responsable de la protection de Na'Helli, lap lus grande ville elfique.

 

 

 

 

Tic, tac. Tic, tac. Tic, tac. Tic, tac, tic, tac. Tic tac tic tac tic tac…
Le bruit douloureux des aiguilles lui semblait s’accélérer. La lutine regardait autour d’elle en tentant de garder son calme. Tout allait bien se passer, l’épreuve n’était pas si compliquée. L’épreuve ? Oui l’épreuve. C’était là tout le problème. Encore un livre de plus. C’est lourd ces bouquins. Elle jeta un coup d’œil à un camarade, et ricana en pensant à la récompense qui l’attendait pour l’avoir épaulée dans sa mission. Evidemment, il n’avait aucun droit de l’aider, mais comme on dit, pas vu pas pris ! La lutine posa son menton sur le rebord de la fenêtre et pensa avec hargne, que lorsqu’elle serait maître du monde, elle interdirait toutes les fenêtres trop élevées. Pendant ces quelques secondes de repos, elle songea avec délice à tous les supplices qu’elle pourrait faire subir aux malheureux qui n’auraient pas respecté cette règle. Mais elle avait beau penser, le plus terrible de tous était bien celui-là : se laver.

 

Dans la grande bibliothèque elfique, toute la journée durant, les passants virent s’affairer autour d’eux une petite lutine. Ce genre d’êtres n’étaient pas monnaie courante dans les lieux d’érudition. Certains, ils se dirent qu’ils avaient abusé des plantes médicinales aux couleurs violacées qui poussaient aux alentours de sa ville, en virent même deux : deux lutins, semblables en tout point. De toute façon, depuis quand les Grands reconnaissent-ils les lutins entre eux ? Et pendant qu’ils prenaient leur temps et s’instruisaient, les jeunes elfes curieux regardaient avec étonnement la jeune Malice déambuler sans arrêts dans les couloirs silencieux. Oui, cette lutine s’appelait Malice.

 

En posant un ouvrage délicat tout en haut de la plus haute étagère qu’elle avait escaladée avec difficulté, Malice grogna. « Je t’en ferai manger, moi des Répercussions de l’Ars Illuminae sur l’étude de flore maritime.  Ils ont pas idée d’appeler un livre comme ça. Hum… Je ferai une loi contre ça, aussi, quand j’aurai le temps : je serai la seule à pouvoir publier des livres aux ouvrages aux longs titres imposants. Et tout le monde m’admirera ! Hin, hin, hin… » Sa petite tirade se finit brusquement, malheureusement pour elle, deux mètres plus bas après que son pied ait glissé du bord du meuble. « Et j’interdirai les étagères !!! »

 

Alors qu’elle se débattait dans ses tonnes de livres, un jeune lutin vint la voir.

 

« Eh, pssst !
_Bah quoi ?
_J’ai presque fini, tu m’avais dit qu’on avait le droit de prendre un livre si je me faisais pas voir, je prends ça. Il montra une volumineuse encyclopédie qu’il fit disparaître dans un petit sac.
_Oui, oui, on a le droit de prendre un livre, c’est bien ça, c’est ta récompense. Maintenant file avant que… »

 

Le lutin disparut au moment même où un elfe noble apparaissait entre deux étagères. Malice serra les dents et pria pour qu’il n’ait rien entendu et c’est avec une bravoure téméraire qu’elle leva les yeux vers le nouveau venu et son regard perçant qui n’était autre que…

 

« Cher Juge, je viens à l’instant de terminer la tâche que vous m’avez confiée. J’espère que mon enthousiasme à contenter vos ordres ne m’a point trop fait commettre d’erreurs. Sachez en outre, que si cela était le cas, je serai tout à fait prête à me remettre au travail pour parfaire l’organisation de cette bibliothèque.
_Chère Malice, je vois que vous avez fait votre travail. Cependant, vous en êtes vous tirée sans aide ? Je vous ai observée de temps en temps et il m’a semblé entrapercevoir un autre lutin dans les environs. »

 

Malice plissa légèrement les yeux sans pour autant détourner le regard. Avec force de concentration, elle se retint pour ne pas sourire à pleine de dents. Son plan était parfait, ce à quoi elle ajouta : comme toujours. Ses doigts se croisèrent dans un geste qui se voulait convaincant.

 

« _ Justement je souhaitais vous en entretenir. J’ai moi-même surpris ce personnage il y a quelques secondes qui s’enfuyait avec un livre qu’il semblait avoir dérobé. Je ne connais point son identité, mais je saurai vous le décrire. Empêcher ce genre de… de voleurs de sévir fait parti de ma mission, en temps que future Sentinelle ! »

 

Malice était de ce genre de personnage en qui vous ne placeriez jamais votre confiance. Petite, le visage mesquin et le regard futé, même sans l’odeur qui se dégageait d’elle on sentait qu’elle n’était pas fréquentable. Le moindre de ses gestes semblaient être guidés par une seule et unique chose : son égo démesuré qu’elle évertuait à camoufler. Et pourtant, pour la Grande Occasion elle s’était lavée, traumatisme certain pour ce pauvre être. En regardant Sol Edeïa, elle songea une fois de plus à une mesure de sécurité publique pour les jours où elle dominerait Olympia. Dans sa bouche cela aurait donné cela : « Je ferai tous les elfes trop grands. Et les nains trop petits aussi. La seule bonne taille, ce sera la mienne ! » Mais elle se contenta d’un sourire, sûre d’elle.

 

Se laver. Ranger la bibliothèque de fond en comble en une journée, transporter en suant à grosses gouttes tous ces pavés, au fond, ce n’était rien. Rien du tout, car elle le faisait pour une cause qui lui tenait profondément à cœur : elle se donnait volontairement pour les Sentinelles, et surtout, pour Na’Helli.

 

 

 

 

 

Ou pas.

Par Allirion
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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /Juin /2010 14:23

Pour reprendre les choses en main, on commence par un petit peu de science fiction. Soyez indulgent, c'est la première fois pour moi, j'espère que ce n'est pas trop raté ! Bonne lecture !

 

 

 

Nous sommes en 3742. Le monde n’a pas encore explosé. Le Soleil n’a pas encore été happé par un trou noir. Tout va bien, ou presque. Je m’appelle Sully pour les intimes. Monsieur Sully pour les autres. Vous pensez que je suis fou, mais on vous raconte des histoires. Ne croyez pas tout ce qui se dit, ne croyez pas les médias qui vous abrutissent, ne croyez pas vos voisins qui vous mentent, ne croyez pas non plus en votre famille et surtout ne croyez pas en vous, car nous sommes en 3742. Car tout ce que les livres d’histoire racontent est faux : l’humanité n’existe pas.


Je me souviens comme si c’était hier de ce fameux jour de printemps 2351. A l’époque la Terre était encore habitable en surface, les véhicules motorisés n’avaient pas encore été interdits. J’ai envie de vous dire : malheureusement. Le 24 mai 2351, j’ai failli mourir. A circonstances pourries conséquences pourries. Et me voilà gelé dans un profond coma. Et il y a une quarantaine d’années j’ai été réanimé.


Comme je vous le disais, on vous ment. Moi le premier. En vérité, le car m’a brisé les deux jambes et fracturé le crâne. Je suis mort dans l’ambulance. Allez savoir pourquoi il y a quelques décennies une équipe de scientifique totalement dingue a retrouvé quelques unes de mes cellules et ils m’ont reconstitué. Incroyable ? Aujourd’hui vous ne pouvez pas savoir ce que la science peut faire. Elle sauve des milliers de gens, elle permet de se greffer cette troisième jambe à la mode ; mais sans aucun doute elle permet d’en tuer autant, de ce côté aucune inquiétude à se faire.


Ma mémoire ? Qu’est-ce que vous pensez, que je me souviens de tout ? Non, bien sûr que non. Je ne suis qu’un sujet d’expérience. Une création humaine si vous voulez. Tout cela c’est ce qu’on ma raconté à propos de la personne sur laquelle on a récupéré quelques cellules. Ce n’est pas moi. Mais surtout ne gobez pas tout ce qu’on vous raconte. Le premier venu peut vous induire en erreur. Peut-être pas volontairement, il le fera pourtant avec persévérance.


A l’époque ce qu’on racontait c’est qu’on découvrirait peut-être une autre espèce intelligente dans l’Univers. Une espèce intelligente et évoluée disait-on. Maintenant, tout le monde le sait. L’espèce humaine a commencé à envoyer des signes dans l’espace il y a un ou deux milliers d’année. Alors comprenez bien que le temps que ces messages parviennent au fin fond de l’espace puis que les fameux extraterrestres fassent le voyage pour vérifier qui les a envoyé, le Soleil aurait eut mille fois le temps d’imploser. Là encore, avec un peu de jugeote, on aurait sur qu’ils nous mentaient.


Alors, on aurait du s’en douter, lorsqu’ils sont arrivés. Ils ne pouvaient pas venir parce qu’ils avaient pris conscience de l’existence des humains. Ils devaient juste se trouver là par hasard. Oui, en réalité, personne ne savait que nous existions. Quand bien même l’auraient-ils su, pourquoi se seraient-ils dérangés ? Personne ne savait que la Terre était habitée. Il a fallu qu’ils échouent sur Pluton pour qu’enfin on nous remarque.


Eux, ils ne ressemblaient  à rien de connu jusqu’alors. Ils n’avaient aucun bras, mais trois membres qu’on aurait pu comparer à des jambes. Leur peau était d’une texture inconnue mais elle prenait la couleur de ce qu’ils touchaient avec une extrême subtilité. J’ai lu plus de vieux livres dans ma chambre d’hôpital que vous dans toute votre vie, alors croyez moi, ce que vous appelez Science-fiction avait tout faux. Il y eut bien un mouvement de curiosité populaire. Il y eut bien une agitation politique. Pendant un temps les guerres interhumaines se sont arrêtées, pendant une ou deux années peut-être.


Comment les choses se sont déroulées, c’est difficile à décrire. Divers mouvements se sont créés. Ceux qui voulaient discuter, ceux qui voulaient les utiliser, ceux qui voulaient les intégrer à notre société, ceux qui voulaient les exclure. Alors, une fois l’excitation passée, les guerres ont repris de plus belle. En fait, ils n’avaient à la fois rien et tout de spécial. Des technologies différentes, certes mais rien de très sophistiqué : le voyage spatial était maîtrisé depuis un millier d’année quand ils sont arrivés. Puis petit à petit les choses se sont tassées. Les humains avaient migrés sur la lune pour laisser reposer la surface polluée et trop chaude de la Terre et les extraterrestres s’étaient réfugiés sur Pluton. Le commerce s’est développé. Des intérêts économiques se sont développés. Saloperie de système, sans lui rien ne serait arrivé.


Alors aujourd’hui, tout est différent. Tout, vraiment tout. Et si vous ne me croyez pas, pensez bien qu’ailleurs on vous ment. Si vous vous imaginez que l’humain et l’alien allaient vivre côte à côte tranquillement, vous vous fourrez le doigt dans l’œil. Non, bien sûr l’humanité a bien résisté au début. Elle a bien résisté, puis allez savoir pourquoi ils ont commencé à se faire greffer cette troisième jambe. Question d’esthétisme arguait-on. Question d’acceptation de la culture extraterrestre. Un moyen de leur montrer notre tolérance à leur égard. Puis ce fut les yeux : les nôtres ressortaient trop. En moins de 300 ans, l’humanité avait disparu.


Le pire dans tout ça, c’est qu’elle était volontaire. Imaginez donc la tête des scientifiques quand ils se sont rendu compte en me recréant du chemin qu’ils avaient parcouru. Pour peu ils se seraient étonnés que j'en ai entre les jambes.


Conclusion : si vous avez confiance en l’humain, oubliez-ça tout de suite. Si vous pensiez que l’humain allait se faire la guerre jusqu’à en exploser, si vous pensiez qu’une menace extérieure allait nous annihiler, vous vous trompiez. Car vous aviez tout simplement oublié une chose : cette formidable capacité que nous autres, êtres du dernier millénaire,  avons de nous adapter à notre environnement, à imiter notre voisin sans même en être conscient, un mimétisme parfait. Alors, pas de danger pour l’humanité, car le jour où nous disparaîtrons à jamais ce sera doucement, sans nous en rendre compte. Tout ce qu’on se dira ça ne sera jamais que : « C’est cool. C’est fun cette peau transparente et ce deuxième cerveau. » Malgré toutes nos haines raciales, l’autre sera à jamais notre idole. Alors pour finir j’espère qu’ils penseront à inventer le voyage dans le temps avant ma mort, que je puisse vous faire parvenir ce message. Pour reprendre le langage de ma jeunesse, le dernier de l’humanité n’aura été qu’un cri de joie : cette troisième jambe, il y a pas à dire, c’est « frais » !

Par Allirion
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  • : "C'est à vos risques et périls... " Vous entrez dans l'univers déjanté d'un rôliste. Mettez une musique entraînante ni trop gaie ni trop déprimante. Laissez-là vous bercer et plongez -vous dans ses premières lignes. L'homme devant vous secoue ses longs cheveux. "Je vous l'ai déjà dis, ici c'est chez moi. Vous entrez-ou non? Ici c'est pas une biblio. Ou t'entres ou tu sors mais tu restes pas au milieu. Allez bonne lecture, moi j'vais r'garder Pulp Fiction."
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